Cancer de la peau, les réflexes qui sauvent

15 Juillet 2026
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Cancer de la peau : comment prévenir les risques et favoriser un dépistage précoce ?

Le cancer de la peau est l’un des cancers les plus fréquents en France et pourtant l’un des plus évitables. Alors que 85 % des cas seraient liés à une exposition excessive aux UV, les enjeux de prévention restent majeurs, notamment dans le monde professionnel.

La détection précoce joue également un rôle déterminant : lorsqu’un mélanome est identifié à un stade localisé, le taux de survie à cinq ans atteint 98 %, contre seulement 15 % lorsqu’il a développé des métastases. L’auto-surveillance et le recours rapide à un spécialiste sont donc essentiels. Mais cette prévention se heurte aujourd’hui à une réalité préoccupante : l’accès aux dermatologues devient de plus en plus difficile. La France compte désormais moins de 3 000 dermatologues en activité et près de 73 % des Français jugent difficile l’accès à cette spécialité. Les délais de rendez-vous dépassent fréquemment trois mois et certaines zones du territoire sont particulièrement sous-dotées.

Ce que révèlent les données Verlingue

Les données observées au sein du portefeuille Verlingue montrent que 7,3 % des adhérents ont consulté un dermatologue en 2025. Cette proportion augmente avec l’âge et atteint 10,4 % chez les plus de 50 ans. Les femmes sont également plus nombreuses à consulter un spécialiste que les hommes (8,8 % contre 5,9 %).

Par ailleurs, 2 % des adhérents ayant consulté un dermatologue présentent un parcours de soins en lien avec un cancer de la peau. Parmi eux, l’âge médian est de 52 ans et la durée moyenne d’absence observée atteint 108 jours sur l’année. Ces chiffres illustrent l’importance d’une politique de prévention et de dépistage efficace, tant pour la santé des collaborateurs que pour la continuité de l’activité des entreprises.

Un enjeu de santé publique mais aussi d’entreprise

La sensibilisation aux risques liés aux UV, la promotion de l’auto-examen de la peau et l’accompagnement des salariés dans leur parcours de prévention constituent des leviers concrets pour limiter les conséquences humaines et organisationnelles du cancer de la peau. Dans un contexte où l’accès aux dermatologues se tend, la prévention apparaît plus que jamais comme la première ligne de défense.