Verlingue publie son Panorama 2027
La prévention et la résilience au cœur de la protection des entreprises
Verlingue, courtier en assurances spécialisé dans la protection des entreprises, publie la seconde édition de son Panorama de l’assurance. Cette publication annuelle analyse les évolutions des marchés de l’assurance et les principaux enjeux auxquels les entreprises seront confrontées au cours de l’année 2027 et notamment l’impératif de construire une véritable résilience. Elle vient conforter la stratégie de Verlingue et du groupe Adelaïde, inscrits dans la trajectoire Better Future 28, en apportant un éclairage sur les transformations du risque et les conditions nécessaires à une protection durable des entreprises.
Vincent Harel
Directeur général Verlingue
“Le marché de l’assurance se détend au moment même où le monde ne se détend guère. Le prix de l’assurance et celui du risque ne racontent pas toujours la même histoire. Notre rôle est d’aider les entreprises à passer de la réparation à l’anticipation, en identifiant le risque à prévenir, celui à conserver et celui à transférer.”
Des marchés plus favorables, des risques toujours plus complexes
Après plusieurs années de durcissement, le marché de l’assurance retrouve des capacités et une concurrence plus favorable aux entreprises. En IARD, les renouvellements 2027 devraient ainsi offrir une fenêtre d’opportunité pour retravailler les programmes, optimiser les garanties, revoir les franchises ou remettre certaines positions en concurrence.
Cette détente reste toutefois sélective. Les assureurs continuent de différencier leurs conditions en fonction de la qualité intrinsèque des risques, de leur sinistralité et des dispositifs de prévention mis en œuvre. Les entreprises qui documentent leurs expositions et démontrent la robustesse de leur organisation disposent des meilleurs leviers de négociation.
Dans le même temps, l’environnement de risque continue de se complexifier. En 2025, les catastrophes naturelles ont généré 107 milliards de dollars de pertes assurées dans le monde, soit près de la moitié des pertes économiques totales. Ce chiffre illustre l’écart croissant entre les conséquences économiques des événements extrêmes et la part effectivement transférée au marché de l’assurance.
Un marché à plusieurs vitesses
Le cyber illustre le paradoxe actuel du marché. Alors que les conditions tarifaires restent très concurrentielles, 38 % des entreprises interrogées le citent comme leur première menace. Les conséquences d’un incident majeur peuvent également dépasser largement le coût direct du sinistre : les entreprises confrontées à une attaque susceptible d’affecter leur réputation enregistrent en moyenne une baisse de 27 % de leur valeur actionnariale.
En responsabilité civile, les capacités restent importantes pour les bons risques, mais les expositions américaines et les effets de la « social inflation » demeurent surveillés. L’automobile et la construction restent davantage sous tension, sous l’effet du coût des réparations, de la sinistralité et de la durée des engagements.
Le marché devrait donc rester à plusieurs vitesses, avec une forte concurrence sur certains segments et davantage de sélectivité sur les risques les plus exposés.
Les assurances de personnes restent sous pression
À la différence de l’IARD, les assurances de personnes ne connaissent pas de détente générale. Les dépenses de santé ont progressé de 20,47 % depuis 2021 et les intentions de revalorisation des cotisations santé pour les renouvellements 2027 se situent généralement entre 7 et 10 %.
Cette évolution s’explique notamment par la progression de la consommation médicale, les transferts de charges vers les organismes complémentaires et la pression qui pèse sur les équilibres des régimes collectifs.
La prévoyance est également affectée par la hausse des arrêts de travail, l’allongement des carrières, les maladies chroniques et les troubles psychologiques. Le taux d’absentéisme atteint 5,8 % en 2025, contre 5,3 % en 2023. Les arrêts longs représentent 74 % des jours d’absence, tandis que le coût du maintien de salaire progresse de 10 % pour les entreprises.
Dans ce contexte, le pilotage de la donnée sociale, la prévention des risques de santé et l’accompagnement du retour à l’emploi deviennent des leviers majeurs de maîtrise des équilibres techniques.
L’épargne retraite s’impose dans la stratégie sociale des entreprises
Le Panorama met également en évidence la montée en puissance de l’épargne retraite d’entreprise. Les encours des Plans d’Épargne Retraite atteignent 150,4 milliards d’euros, pour près de 13 millions de titulaires, en progression de 46 % en deux ans.
L’épargne retraite devient ainsi un élément structurant du dispositif global de rémunération et d’avantage sociaux, à la fois comme outil de préparation de l’avenir, de partage de la valeur, d’attractivité et de fidélisation des collaborateurs.
Des programmes internationaux plus modulaires
À l’international, le marché devrait être plus stable sur le plan tarifaire, mais plus complexe sur le plan des risques. Les entreprises multinationales devront concilier gouvernance globale, conformité locale, qualité des données et résilience opérationnelle.
Plus de 800 multinationales ont confié leurs assurances aux équipes internationales de Verlingue, qui coordonnent plus de 1 200 programmes. Pour ces entreprises, la maîtrise des données, la prévention et la capacité à absorber plusieurs chocs simultanément pèseront de plus en plus dans l’appréciation du risque, au même titre que la qualité du placement d’assurance.
Au-delà des tendances de marché, cette nouvelle édition du Panorama de l’assurance confirme la conviction portée par Verlingue : dans un environnement plus incertain et plus exposé, la qualité de la prévention et de la gestion des risques constitue désormais un facteur déterminant de performance et de résilience pour les entreprises