Verlingue. Un modèle de développement pour la pointe bretonne

400 salariés en 2010, 900 aujourd’hui… La société Verlingue pousuit son impressionnante progression. Depuis son siège quimpérois (300 salariés), elle déroule une belle trajectoire dans l’univers de l’assurance, prioritairement dans le risque entreprises et la protection sociale complémentaire. Avec 1,7 milliard d’encours et 147 millions € de chiffre d’affaires, elle a pris aujourd’hui une véritable dimension européenne avec notamment des implantations en Suisse et en Angleterre, enregistrant en 2017 une hausse de 12 % des ses résultats, en conjuguant progression interne et croissance externe.

 

Et pourtant, sa situation à la pointe bretonne ne lui donnait pas la moindre chance de connaître une telle croissance, du moins dans l’ancien monde. Mais elle a su prendre son envol en 2005, au moment de l’explosion d’internet en surfant  sur la révolution numérique qui abolit les frontières et donne leur chance même à ceux qu’on croyait nés trop loin des grandes axes de communication. A ce titre, Verlingue constitue un modèle de développement pour la pointe bretonne puisqu’il s’affranchit de tout critère géographique.

 

La société quimpéroise n’est du reste pas la seule à avoir su mettre à profit l’explosion des nouvelles technologies. Ce sont elles aussi qui ont permis au CMB Arkea de connaître un spectaculaire essor, grâce surtout à la croissance de filiales assises sur le support digital, comme Suravenir, Fortuneo ou Financo, qui figurent aujourd’hui parmi les leaders dans leur branche. Le Télégramme, lui aussi, a su sauter dans le premier wagon du numérique et créant Regionjobs, une véritable pépite, transgressant les frontières historiques du journal  pour devenir un grand groupe de communication dans lequel on retrouve des sociétés et des manifestations aussi diverses que les Francofolies ou la Route du Rhum.

 

A l’heure où la très forte attractivité de Rennes a tendance a peser négativement sur le reste de son arrière-pays enclavé, la réussite de Verlingue montre toutes les possibilités de croissance, même au bout du monde. A condition de conjuguer puissance du numérique et agrément du cadre de vie, un critère de plus en plus déterminant chez les jeunes générations. Et il n’est pas pour rien dans la notoriété de l’assureur quimpérois.

 

C’est une carte à jouer pour la pointe bretonne, si elle veut bien ne pas tomber dans l’obsession monomaniaque du TGV. Gagner un quart d’heure à coup de milliards n’est pas pour tout de suite. En revanche, il y a sûrement a gagner à développer cette image de pointe bretonne incubatrice du numérique dans un cadre très humain et offrant un véritable agréement de vie. Verlingue en apporte l’assurance…

 

René Perez – Bretagne Bretons

Verlingue voit loin et grand

Spécialiste dans la protection des entreprises, Verlingue connaît une croissance à deux chiffres. Le courtier en assurances poursuit sa stratégie de développement dans les régions et à l’international. Rencontre, à Illzach, avec Marc Christen, le directeur Grand-Est.

 

Faites-nous brièvement la carte de visite de Verlingue.
Verlingue fait partie du groupe Adelaïde, spécialisé dans le conseil, l’intermédiation, la distribution et les services en assurances. Le siège est à Quimper mais nous sommes représentés dans quasiment toutes les régions françaises avec 900 collaborateurs et à l’international. Nous travaillons avec les plus grandes entreprises familiales, les ETI (entreprises de taille intermédiaire, N. D. L. R. ) et les grands comptes. Verlingue gère 1, 7 milliard de primes au niveau national […]. Le groupe, présidé par Jacques Verlingue, est en croissance de 12 %, c’est fabuleux pour une entreprise née familiale et française !

 

Comment expliquez-vous cette belle progression ?
Nous avons fait il y a quelques années le pari assez audacieux d’implanter les équipes dans les régions à côté de nos clients. C’était un choix à l’encontre des grands courtiers qui, souvent, traitent les affaires depuis la capitale ou d’une seule autre grande ville. Cette stratégie s’avère payante puisque nos clients nous sont fidèles, avec un taux de renouvellement des contrats à 97 %. À cela, s’ajoute une conquête très forte de nouveaux clients. Nous connaissons aussi très peu de turnover dans nos équipes.

 

Vos spécialisations sont également d’indéniables atouts.
En plus de notre métier traditionnel de courtier généraliste des grands risques, nous avons effectivement choisi d’être ultra spécialisés dans de grands domaines, à savoir les sciences de la vie, la santé privée et le médico-social, l’immobilier et l’institution financière. Pour créer une réelle différence, nous devons être très réactifs dans le domaine numérique – et je peux vous dire qu’une somme colossale y a été investie. L’objectif est de créer sans cesse des outils nouveaux, ce que nous venons encore de faire avec Assur@ccess (pour les banques) et Immo@ccess (dédié aux professionnels de l’immobilier).

 

Les équipes s’étoffent puisque 100 personnes viennent d’être recrutées au niveau national.
Cela nous permet d’accentuer notre qualité de services, de nous adapter à un monde en permanente mutation et d’être encore plus présents dans l’accompagnement de nos clients. Nous privilégions les profils atypiques mais bien qualifiés avec une vraie expertise pour les consultants. De plus, nous formons des jeunes que l’on intègre progressivement dans nos métiers pour les faire grandir avec nos méthodes. L’an passé, nous avons recruté dix personnes sur notre région (Strasbourg-Illzach-Dijon). Des postes de chargés de clientèle restent à pourvoir.

 

Votre équipe vient de décrocher un prix de la performance.
Nous sommes très fiers d’avoir réalisé deux fois les objectifs attendus l’an passé. Cela nous a permis de booster une activité déjà ultra-forte. En termes de chiffre d’affaires, notre région, qui s’étend de Strasbourg à Dijon, se place en deuxième position après Paris […]. L’an passé, nous avions fêté le 20 e anniversaire de notre rayonnement régional.

 

Les projets ne s’arrêtent jamais…
Aujourd’hui, les petites et moyennes entreprises pèsent 5 % de notre chiffre d’affaires. Autrement dit, rien du tout. Nous savons que c’est un marché très concurrentiel, mais chez Verlingue, nous aimons les défis. Quand on sait donner le meilleur à de grands comptes, il n’y a aucune raison que nous n’arrivions pas à faire de même pour les PME ! Nous sommes en train de créer des solutions spécifiques avec de la vraie valeur ajoutée.

 

Pour finir, un petit mot sur l’international…
Avec notre implantation en Angleterre depuis une dizaine d’années et le rachat de deux entreprises en Suisse (à Lucerne et à Zürich) – une grosse fierté car ce n’est généralement pas dans ce sens que cela se passe ! – nous affichons aujourd’hui 20 % de notre business à l’international. Les moyens ont été mis (projet de déménagement du bureau des relations allemandes de Strasbourg en Allemagne, recrutement récent d’un directeur général adjoint…) pour atteindre prochainement les 50 %.

 

 Justine Nalouei – L’Alsace

Verlingue. « Développer une entreprise européenne depuis Quimper… »

« Verlingue veut développer une entreprise européenne depuis Quimper », a annoncé, ce vendredi, Eric Maumy, directeur général, devant 400 salariés du grand Ouest.

 

Une croissance de 12%

En 2017, le sixième courtier en assurance en France a réalisé une collecte d’1,7 milliard de primes et un chiffre d’affaires de 147 M€ répartis à parts égales entre le risque de l’entreprise et la protection sociale complémentaire, soit une croissance de 12%, dont 7% en croissance externe.

 

Présent en Angleterre, Verlingue a réalisé deux opérations en Suisse avec Advantis en 2016 et S&P l’an dernier. « Aujourd’hui, 20% de notre chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger, nous voulons passer à plus de 50% de nos revenus », a-t-il indiqué, précisant « regarder vers l’Allemagne et l’Italie du Nord ».

 

Sur son marché domestique, Verlingue, 2.500 entreprises clientes, dont 200 grandes entreprises et 1.200 ETI, entend développer les marchés de spécialités et toucher les PME. Pionner dans le domaine de la digitalisation, il va lancer un nouveau plan pour « quitter les habits du XXe siècle, dépasser le rôle de courtier pour proposer de nouveaux modèles de services ».

 

Verlingue compte 900 collaborateurs, dont 750 en France. 300 travaillent au siège à Quimper. A Quimper, le groupe Adélaïde, présidé par Jacques Verlingue, pèse 900 emplois avec son autre filiale, Génération.

Une croissance soutenue et un changement de dimension à l’international pour Verlingue

Verlingue dresse le bilan de l’année passée, en ligne avec les objectifs de son plan stratégique #2018. Croissance organique, expansion internationale et transformation sont les 3 axes qui ont permis à Verlingue d’afficher une croissance soutenue en 2017 : l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 147 millions d’euros – en hausse de 12,5%, pour un montant de primes négociées de 1,7 milliard d’euros.

 

Verlingue poursuit sa croissance en régions et dans les spécialités

 

Verlingue a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 147 millions d’euros réparti à parts égales entre Risques de l’entreprise et Protection sociale complémentaire : un développement marqué par une confiance renouvelée de ses entreprises clientes (97 %) ainsi qu’un renforcement de l’ancrage en régions avec 14 implantations sur le territoire national.

 

Pour répondre à son ambition de devenir le premier courtier de risques d’entreprises en régions, l’entreprise a continué à investir :
– Dans le recrutement et la formation de talents spécialistes des ETI et Grandes Entreprises
– Dans le renforcement de Verlingue Solutions Entreprises, dédiée à l’accompagnement des PME
– Dans les spécialités (immobilier, institutions financières, établissements de santé et sciences de la vie) qui représentent une part significative des revenus.

 

Aujourd’hui, le courtier en assurances compte 900 collaborateurs et réalise 2/3 de son chiffre d’affaires en régions.

 

Eric Maumy, Directeur général de Verlingue précise : « Dans un environnement réglementaire instable et complexe dans le domaine de la protection sociale complémentaire, l’innovation, le conseil, la proximité dans l’accompagnement des entreprises clientes ont été des facteurs de succès. Nous avons également décidé de nous donner les moyens d’une croissance soutenue en risques d’entreprises, alors même que ce marché marque fortement le pas au niveau national. »

 

 

Une expansion à l’international avec l’Europe en ligne de mire

 

Déjà présent en Angleterre, le courtier a réalisé deux opérations de croissance externe en Suisse, avec Advantis en 2016 (à Zurich) et S&P en 2017 (à Lucerne).

Résolument décidé à passer la vitesse supérieure, Verlingue réalise déjà 20% de ses revenus à l’international (contre 5% en 2015), avec l’ambition que 50% de son chiffre d’affaires y soit réalisé dans un avenir proche.

 

L’arrivée de Frédéric Grand (Allianz) comme Directeur Général Adjoint illustre la nouvelle étape que Verlingue s’apprête à franchir dans le développement de l’entreprise. Il aura notamment pour objectif d’accélérer son expansion européenne.

 

 

Une année clé avec de nouvelles offres digitales

 

Pionnier sur son marché, Verlingue continue d’investir fortement dans l’innovation technologique pour accroître son agilité numérique et renforcer sa différenciation par les services. Verlingue a notamment lancé deux nouvelles plateformes web, à savoir Assur@ccess, une solution 100% digitale pour l’assurance des emprunteurs dédiée aux réseaux bancaires ainsi que Immo@ccess, dédiée aux professionnels de l’immobilier.

 

Eric Maumy, Directeur général de Verlingue ajoute : « Nos projets sont multiples, nous sommes en train de repenser complètement notre plateforme clients Easy@ccess qui avait révolutionné notre service il y a 10 ans. Nous allons continuer à dématérialiser les services délivrés aux entreprises, améliorer encore l’expérience client et gagner en efficacité et compétitivité. »

Eric Maumy : « Nous allons européaniser Verlingue »

Après avoir enregistré une progression de 12 % en 2017, le courtier breton engage une année cruciale. L’achèvement de son plan stratégique enclenche une forte accélération à l’international. Éric Maumy, le directeur général, détaille ses ambitions.

 

 

L’année 2017 s’est terminée en fanfare pour Verlingue avec une croissance à deux chiffres. Comment l’expliquer ?
Nous avons fait des choix stratégiques déterminants et beaucoup investi. Dans le digital, tout d’abord, où nous avons engagé notre révolution numérique dès 2005 en lançant des plateformes Web en automobile et en protection sociale complémentaire. Nous avons alors révolutionné notre modèle de service et démontré notre capacité à gérer de la complexité en apportant de la simplicité à nos clients, ce qui nous a permis de gagner la confiance de grandes entreprises. Ce mouvement ne s’est jamais arrêté depuis. Nous avons, en parallèle, renforcé nos expertises et recruté de nombreux talents (ndlr : 100 collaborateurs sur un effectif de 900 l’an dernier), dans les métiers du conseil comme de la gestion.

Enfin, nous nous sommes implantés à l’international. Après l’Angleterre il y a 10 ans, nous sommes allés chercher de nouveaux relais de croissance en Suisse avec Advantis à Zurich et S&P à Lucerne.

L’idée a toujours consisté à ne pas réduire la voilure quand les vents étaient contraires. Nous sommes en ligne avec les objectifs de notre plan stratégique #2018 et nous avons gagné la confiance de 200 nouveaux clients l’an dernier, pour l’essentiel des ETI et des grandes entreprises françaises. La croissance 2017 est solide car la progression de 12 % de notre chiffre d’affaires, avec 147 M€ de revenus, repose sur 5 % de croissance organique. Nous avons déjà fait mieux, mais ce résultat nous convient par les temps qui courent !

 

 

Vous avez négocié 1,7 Md€ de primes en 2017. Estimez-vous que la compétition a atteint son paroxysme ?
Nous sommes dans un secteur ultraconcurrentiel avec une forte émulation qui nous a plutôt bien réussi jusqu’alors. Nous savons où nous créons de la valeur pour nos clients et nous ne nous dispersons pas. Nous diversifions et élargissons aussi notre portefeuille de clients. En France, 50 % de nos revenus sont ainsi générés par des grandes entreprises, 45 % par des ETI et 5 % par les PME.

 

 

Arrivez-vous à reproduire votre modèle de conseil et de gestion poussé auprès de la clientèle des PME qui a une autre façon d’acheter de l’assurance et de gérer ses risques ?
Il y a 3 ans, le marché des PME s’est retrouvé bouleversé par l’ANI et la mise en place du contrat responsable. Nous nous sommes posés la question d’en sortir. Nous avons finalement décidé d’investir ce segment où nous estimons pouvoir apporter beaucoup de valeur en gestion des risques et en protection sociale. À condition, effectivement, de nous réinventer car nous nous heurtons à un problème de modèle économique, d’où la création de Verlingue Solutions Entreprises avec une équipe, des ressources et des solutions dédiées à ce segment.

 

 

La régionalisation qui est un des axes clés de votre plan stratégique 2016-2018 est-elle liée à cette ambition ?
Pas vraiment, car cette régionalisation remonte à plus de 20 ans. Nous nous sommes développés avec le rachat de courtiers régionaux bien implantés à Lille, Mulhouse, Paris ou Lyon. Et nous avons aussi créé des bureaux à Rennes, Dijon, Aix-en-Provence, Bordeaux, Annecy… Nous avons aujourd’hui 14 implantations avec des équipes capables d’élaborer des solutions au plus près de nos clients partout en France. Nous réalisons un tiers de notre chiffre d’affaires dans les spécialités et près de deux tiers en régions à parts égales entre les ETI et les grandes entreprises auprès desquelles nous nous développons régulièrement depuis plus de 10 ans.

 

 

Le marché jusqu’ici très surcapacitaire semble se contracter légèrement sur certaines lignes comme le dommage. Vous confirmez ?
C’est un bruit de fond que nous avons beaucoup entendu aux 26e Rencontres du risk management en février dernier. Honnêtement, nous trouvons les déclarations sur un « retournement de marché » un peu exagérées, les capacités restent fortes et nos clients peuvent continuer à s’assurer dans de très bonnes conditions.

 

 

Poursuivez-vous votre transformation digitale ?
C’est vital. Nous continuons d’investir fortement dans l’innovation technologique pour accroître notre agilité numérique et renforcer notre différenciation par les servi­ces, qui est une de nos marques de fabrique. Nous faisons face à d’importants défis de transformation de nos métiers. Prenez l’assurance emprunteur qui représente près de 10 % de notre chiffre d’affaires en France. De nouveaux acteurs sont aujourd’hui prêts à « ubériser » ce marché.

 

 

Pensez-vous que la décision du Conseil constitutionnel va vraiment bousculer les choses ?
Oui. La faiblesse des taux immobiliers rend le montant de l’assurance tellement visible que le client négocie. Des insurtechs sont en train de bousculer ce marché en proposant un nouveau modèle de services. Nous avons capté ce mouvement de fond, nous nous sommes appuyés sur notre expertise dans la digitalisation des parcours client et avons pivoté en 12 mois sur le métier de l’emprunteur pour créer Assur@ccess, une plateforme Web qui disrupte le parcours client. Nous mettons notre solution à disposition des grands réseaux bancaires comme de leurs « assaillants ».

 

Dans cette même logique disruptive, nous avons lancé Immo@ccess pour les professionnels de l’immobilier. Nos projets sont multiples. Nous avons lancé le plan Be digital qui prévoit la refonte de nos systèmes d’information et nous sommes en train de repenser complètement notre plateforme clients Easy@ccess. Aujourd’hui, c’est toute l’entreprise qui doit devenir une digital factory et c’est un sacré challenge.

 

 

Quelles sont vos ambitions internationales ?
Nous avons décidé de passer la vitesse supérieure. Nous réalisons déjà 20 % de nos revenus à l’international, avec l’ambition que 50 % de notre chiffre d’affaires y soit réalisé dans un avenir proche. L’arrivée de Frédéric Grand illustre la nouvelle étape que nous nous apprêtons à franchir. Frédéric avait la responsabilité du courtage sur le segment MiCorp du groupe Allianz, il va maintenant s’atteler à l’européanisation de Verlingue.

 

Après la Grande-Bretagne et plus récemment la Suisse, nous visons l’acquisition de courtiers qui ont notre ADN et qui sont parmi les leaders en gestion des risques et en protection sociale des entreprises sur leur marché. Nous ciblons des pays à forte maturité où notre modèle en matière de conseil et de gestion nous permet de nous différencier de la concurrence. Cette nouvelle dimension internationale profite déjà à tous nos clients.

 

 

À l’heure où les courtiers se spécialisent, entendez-vous rester généraliste ?
70 % de notre business est généraliste et 30 % réalisés dans des spécialités telles que les institutions financières, les professionnels de l’immobilier, les établissements de santé et les sciences de la vie. Ces entreprises présentent des risques très spécifiques auxquels seuls des spécialistes savent répondre. Nous croyons beaucoup à la spécialisation car les clients nous attendent sur la compréhension aiguë de leurs enjeux, et pas seulement sur notre capacité à négocier de bonnes conditions d’assurances. C’est un sacré défi pour les généralistes d’ailleurs, et nous allons devoir le relever.

 

 

Impossible ne pas finir par un mot sur Solvabilité 2, DDA ou RGPD…
La réglementation prend une place de plus en plus importante. En Grande-Bretagne, les règles de compliance mises en place ont détruit beaucoup de valeur chez les courtiers sans en créer forcément pour les clients. Je ne dirais pas cela de Solvabilité 2, qui a professionnalisé la gestion. Le vrai sujet pour nous, c’est le RGPD car il touche l’ensemble de nos clients. Nous sommes en action pour conseiller et aider les entreprises à trouver les meilleures solutions en matière de cyber.

 

L’asymétrie entre les conséquences potentielles du risque et son appréhension par tous les acteurs concernés est abyssale. Le cyber est un immense défi pour notre industrie et nous sommes très connectés au Ciab (Council of insurance agents and brokers, équivalent de la CSCA) qui nous permet de comprendre ce qui se dessine sur le marché nord-américain, très en pointe sur ces sujets.

 

Eloïse Le Goff et Olivier Baccuzat  –  L’Argus de l’Assurance

 

Les chiffres 2017 du courtier Verlingue

Deux chiffres au compteur ! Le courtier réalise 147 M€ de revenus en 2017, en progression de 12% par rapport à 2016 et renoue également avec une croissance organique solide. Des chiffres cruciaux à l’heure où l’entreprise parachève son plan stratégique.

 

Eric Maumy, directeur général du groupe de courtage en risques d’entreprises Verlingue (groupe Adélaïde) a joué, l’an dernier, sur trois accords majeurs :
la régionalisation de ses activités en France à travers 14 bureaux, chargés d’approcher les PME sur le plan commercial ;
l’internationalisation avec le rachat récent de S&P Insurance Group à Lucerne, un an après s’être implanté en Suisse via Advantis;
la digitalisation, notamment en créant des plateformes web à l’image d’Assur@ccess en assurance emprunteur.

 

Résultat : si le marché était, en 2017, surcapacitaire, les primes très basses, la concurrence féroce, l’IARD en contraction et la protection sociale compliquée, l’entreprise quimpéroise a enregistré 147 M€ de revenus, en progression de 12% par rapport à 2016, dont 7% imputable à la croissance externe. « 5% de croissance organique, c’est une croissance que j’appelle solide dans une phase compliquée pour l’économie », confie Eric Maumy. Ces revenus correspondent, en outre, à un volume de primes négociées de 1,7 Md€ contre 1,4 Md€ en 2016 pour ses clients grandes entreprises (elles représentent 50% de ce montant), ETI (45%) et PME (5%).

 

 

UNE STRATÉGIE PREMIUM

 

« Nous avons fait le choix d’aller chercher des parts de marché avec une stratégie premium. Nous sommes, par exemple, sélectif en ne participant pas aux appels d’offre et en adoptant, par ailleurs, une gestion irréprochable. Nous avons ainsi gagné 200 nouveaux clients l’an dernier, ce qui est beaucoup à notre échelle », poursuit le 9e courtier du marché au dernier classement Argus dont la progression provient aussi des Hommes. « Nous avons recruté 100 collaborateurs l’an dernier et investissons fortement sur les talents », insiste le dirigeant qui vient d’être rejoint par Frédéric Grand pour l’épauler sur le développement international. Si l’Allemagne, par une nouvelle opération de croissance externe serait dans le viseur, le nouveau directeur général adjoint sera surtout chargé de faire grimper la part des revenus obtenus hors de France à 50% contre 20% aujourd’hui.

 

Généraliste, Verlingue qui signe, en 2018, la fin de son plan stratégique entamée il y a deux ans, entend également faire croître les spécialités qu’il traite pour le compte des professionnels de l’immobilier ou encore des institutions financières et qui représentent 30% de son activité.

Le courtier quimpérois Verlingue se renforce en Suisse

En avril 2016, Verlingue détaillait son plan stratégique à horizon 2018 en mettant l’accent sur la croissance externe, notamment au Royaume-Uni et en Suisse.

 

Le courtier quimpérois renforce aujourd’hui son implantation dans ce second pays, avec une prise de participation majoritaire au capital de son confrère S&P Insurance Group, basé à Lucerne.

 

Spécialiste du conseil en gestion des risques et en protection sociale, ce dernier affiche 50 collaborateurs pour près de 300 MCHF (260 M€) de primes négociées.

De quoi permettre à Verlingue d’atteindre 1,7 M€ de volume de primes négociées sur l’année, pour 900 collaborateurs.

 

En termes de chiffre d’affaires, il en revendique 131 M€ au titre de l’exercice 2016, en hausse de 7,3 % par rapport à 2015.

 

Par Les Echos Capital Finance.

Le courtier français Verlingue poursuit sa croissance externe

 

Le courtier français Verlingue, qui fait partie du groupe Adelaïde, a annoncé vendredi l’acquisition d’un courtier en assurance suisse S&P Insurance Group, basé à Lucerne.

 

Ce dernier est présent sur le marché des risques d’entreprises avec 50 collaborateurs et 300 millions de francs suisses (260 millions d’euros) de primes négociées pour le compte de ses clients.

 

Il s’agit du troisième achat international de Verlingue après Finch en Grande-Bretagne en 2007 et Advantis en Suisse en 2016. Verlingue a aussi racheté son rival français De Clarens en 2014.

 

Le groupe Adelaïde possède par ailleurs les courtiers Coverlife et Génération.

 

Par L’Agefi

 

Verlingue accélère sa croissance européenne

Un an après l’acquisition d’Advantis (Zürich), Jacques Verlingue (Président) et Eric Maumy (Directeur Général) ont annoncé un partenariat majeur avec un leader du courtage d’assurance en Suisse : S&P Insurance Group (Lucerne).

 

A l’occasion du lancement de leur nouveau plan stratégique #2018, les dirigeants de Verlingue avaient annoncé l’ambition de poursuivre le développement de Verlingue en France tout en allant chercher de nouveaux territoires de croissance en Europe, avec l’objectif affiché de réaliser 2 opérations de croissance externe à l’international.

 

Après l’acquisition d’Advantis (Zürich) en 2016, Verlingue annonce une prise de participation au capital de S&P Insurance Group, un leader du courtage d’assurance en Suisse, qui a son siège à Lucerne.

 

Spécialisé dans le conseil en gestion des risques et en protection sociale, S&P Insurance Group est un acteur majeur des risques d’entreprise avec 50 collaborateurs et 300 millions de francs suisses (260 M€) de primes négociées pour le compte de ses clients, principalement des grandes entreprises, des entreprises de taille intermédiaire nationales et internationales et des institutions publiques.

 

S&P Insurance Group est une entreprise familiale qui a assis son développement sur les mêmes critères et valeurs que Verlingue autour d’un haut niveau d’expertise dans le conseil et la gestion, de la satisfaction de ses clients et de l’épanouissement de ses talents.

 

Avec cette nouvelle opération de croissance externe, Verlingue, qui est présent dans le monde entier avec le réseau WBN :
– poursuit son développement en propre sur le territoire européen en confirmant son intérêt pour un pays et un marché offrant un tissu économique dynamique et riche en PME, ETI et Grandes Entreprises.
– conforte sa dimension internationale en renforçant son expertise et son savoir-faire au bénéfice de l’ensemble de ses clients.

 

Les dirigeants et le management de S&P Insurance Group continueront à piloter l’entreprise avec l’appui et l’expertise de Verlingue. L’ambition est d’accélérer le développement de S&P Insurance Group en Suisse en proposant une encore plus grande différenciation dans les services et en s’appuyant sur les savoir-faire du groupe.

 

 

 

Jacques Verlingue – Président de Verlingue déclare : « Cette nouvelle opération de croissance externe à l’international s’inscrit pleinement dans notre plan stratégique et illustre les grandes ambitions que nous avons pour Verlingue et plus largement pour le Groupe Adélaïde. Un an après Advantis et avec S&P Insurance Group aujourd’hui, nous devenons un acteur majeur sur un marché extrêmement dynamique au cœur de l’Europe. »

 

Eric Maumy – Directeur Général de Verlingue déclare : « Verlingue poursuit son développement en Europe et confirme sa dimension internationale qui doit bénéficier à l’ensemble de nos clients. S&P Insurance Group est un leader du courtage d’assurance en Suisse avec une expertise pointue dans le management des risques auprès de grandes entreprises, d’ETI et d’institutions publiques de premier plan. Nous sommes très enthousiastes de commencer à travailler avec le management de S&P. »