Complémentaire santé : choix difficile mais obligatoire pour les entreprises

Retrouvez l’article du Parisien consacré aux complémentaires santé avec Jean-Marc Esvant, Directeur des assurances de personnes chez Verlingue.

 

RÉGLEMENTATIONDepuis janvier 2016, les entreprises doivent proposent à leurs salariés une couverture des frais médicaux. Voici comment la choisir et la faire évoluer.

 

Satisfaire ses salariés, tout en maîtrisant son budget et en respectant la loi, c’est le casse-tête auquel sont confrontées les entreprises en matière de couverture santé.

Née de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) de 2013, la généralisation de la complémentaire santé leur impose ainsi depuis janvier 2016 de proposer à l’ensemble du personnel une couverture de ses frais de santé. Celle-ci est financée au moins pour moitié par la société et comprend un panier minimal de garanties définies par la loi.

 

Depuis 2015, pour être considérés comme « responsables », ces contrats de complémentaires santé doivent également respecter des plafonds de remboursement. En contrepartie, ils offrent des avantages : l’employeur est exonéré de charges sociales sur sa cotisation et le salarié peut déduire la sienne de son revenu imposable. « Mais cela a limité la capacité des mutuelles à proposer et bâtir elles-mêmes des offres originales« , regrette Philippe Mixe, président de la Fédération nationale indépendante des mutuelles.

 

La majorité des entreprises remplissent aujourd’hui leurs obligations. Nombreuses sont celles qui ont été au-delà, même si beaucoup ont vécu cette réforme comme une contrainte. Côté salariés, « on a parfois constaté une hausse sensible du reste à charge pour les assurés« , souligne également Jean-Marc Esvant, directeur des assurances de personnes chez Verlingue.

 

 

PAS DE DÉRAPAGE DES TARIFS

 

Un bon point néanmoins : au niveau des tarifs, près de deux ans après l’entrée en vigueur de la réforme, les spécialistes n’ont pas constaté de hausse. Les offres très attractives proposées par certains acteurs du marché pouvaient pourtant faire craindre un réajustement. « Il est encore un peu tôt pour cela. En revanche, on observe parfois des problèmes en ce qui concerne la qualité des services », précise Vincent Harel, directeur de l’activité santé et prévoyance chez Mercer, mutuelle destinée aux PME.

 

Il peut donc être utile de faire évoluer son contrat et surtout de bien le choisir dès le départ. Comparateurs en ligne et courtiers peuvent aider le chef d’entreprise à se décider. Mieux vaut d’abord analyser les besoins spécifiques des salariés. Il faut aussi tenir compte de la situation géographique : la santé n’a pas le même coût partout. Opter pour un contrat prévoyant la possibilité pour les salariés de souscrire des options supplémentaires peut leur permettre de personnaliser leur couverture.

 

Au-delà du prix, certains critères comme l’existence d’un réseau de soins, d’agences de proximité ou d’un interlocuteur dédié pour l’entreprise peuvent faire la différence. Qu’il s’agisse de souscrire un premier contrat ou d’en changer, elle doit en tout cas respecter un formalisme strict et conserver tous les justificatifs qui en témoignent.

 

Par Le Parisien