Verlingue. « Développer une entreprise européenne depuis Quimper… »

« Verlingue veut développer une entreprise européenne depuis Quimper », a annoncé, ce vendredi, Eric Maumy, directeur général, devant 400 salariés du grand Ouest.

 

Une croissance de 12%

En 2017, le sixième courtier en assurance en France a réalisé une collecte d’1,7 milliard de primes et un chiffre d’affaires de 147 M€ répartis à parts égales entre le risque de l’entreprise et la protection sociale complémentaire, soit une croissance de 12%, dont 7% en croissance externe.

 

Présent en Angleterre, Verlingue a réalisé deux opérations en Suisse avec Advantis en 2016 et S&P l’an dernier. « Aujourd’hui, 20% de notre chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger, nous voulons passer à plus de 50% de nos revenus », a-t-il indiqué, précisant « regarder vers l’Allemagne et l’Italie du Nord ».

 

Sur son marché domestique, Verlingue, 2.500 entreprises clientes, dont 200 grandes entreprises et 1.200 ETI, entend développer les marchés de spécialités et toucher les PME. Pionner dans le domaine de la digitalisation, il va lancer un nouveau plan pour « quitter les habits du XXe siècle, dépasser le rôle de courtier pour proposer de nouveaux modèles de services ».

 

Verlingue compte 900 collaborateurs, dont 750 en France. 300 travaillent au siège à Quimper. A Quimper, le groupe Adélaïde, présidé par Jacques Verlingue, pèse 900 emplois avec son autre filiale, Génération.

Une croissance soutenue et un changement de dimension à l’international pour Verlingue

Verlingue dresse le bilan de l’année passée, en ligne avec les objectifs de son plan stratégique #2018. Croissance organique, expansion internationale et transformation sont les 3 axes qui ont permis à Verlingue d’afficher une croissance soutenue en 2017 : l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 147 millions d’euros – en hausse de 12,5%, pour un montant de primes négociées de 1,7 milliard d’euros.

 

Verlingue poursuit sa croissance en régions et dans les spécialités

 

Verlingue a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 147 millions d’euros réparti à parts égales entre Risques de l’entreprise et Protection sociale complémentaire : un développement marqué par une confiance renouvelée de ses entreprises clientes (97 %) ainsi qu’un renforcement de l’ancrage en régions avec 14 implantations sur le territoire national.

 

Pour répondre à son ambition de devenir le premier courtier de risques d’entreprises en régions, l’entreprise a continué à investir :
– Dans le recrutement et la formation de talents spécialistes des ETI et Grandes Entreprises
– Dans le renforcement de Verlingue Solutions Entreprises, dédiée à l’accompagnement des PME
– Dans les spécialités (immobilier, institutions financières, établissements de santé et sciences de la vie) qui représentent une part significative des revenus.

 

Aujourd’hui, le courtier en assurances compte 900 collaborateurs et réalise 2/3 de son chiffre d’affaires en régions.

 

Eric Maumy, Directeur général de Verlingue précise : « Dans un environnement réglementaire instable et complexe dans le domaine de la protection sociale complémentaire, l’innovation, le conseil, la proximité dans l’accompagnement des entreprises clientes ont été des facteurs de succès. Nous avons également décidé de nous donner les moyens d’une croissance soutenue en risques d’entreprises, alors même que ce marché marque fortement le pas au niveau national. »

 

 

Une expansion à l’international avec l’Europe en ligne de mire

 

Déjà présent en Angleterre, le courtier a réalisé deux opérations de croissance externe en Suisse, avec Advantis en 2016 (à Zurich) et S&P en 2017 (à Lucerne).

Résolument décidé à passer la vitesse supérieure, Verlingue réalise déjà 20% de ses revenus à l’international (contre 5% en 2015), avec l’ambition que 50% de son chiffre d’affaires y soit réalisé dans un avenir proche.

 

L’arrivée de Frédéric Grand (Allianz) comme Directeur Général Adjoint illustre la nouvelle étape que Verlingue s’apprête à franchir dans le développement de l’entreprise. Il aura notamment pour objectif d’accélérer son expansion européenne.

 

 

Une année clé avec de nouvelles offres digitales

 

Pionnier sur son marché, Verlingue continue d’investir fortement dans l’innovation technologique pour accroître son agilité numérique et renforcer sa différenciation par les services. Verlingue a notamment lancé deux nouvelles plateformes web, à savoir Assur@ccess, une solution 100% digitale pour l’assurance des emprunteurs dédiée aux réseaux bancaires ainsi que Immo@ccess, dédiée aux professionnels de l’immobilier.

 

Eric Maumy, Directeur général de Verlingue ajoute : « Nos projets sont multiples, nous sommes en train de repenser complètement notre plateforme clients Easy@ccess qui avait révolutionné notre service il y a 10 ans. Nous allons continuer à dématérialiser les services délivrés aux entreprises, améliorer encore l’expérience client et gagner en efficacité et compétitivité. »

Eric Maumy : « Nous allons européaniser Verlingue »

Après avoir enregistré une progression de 12 % en 2017, le courtier breton engage une année cruciale. L’achèvement de son plan stratégique enclenche une forte accélération à l’international. Éric Maumy, le directeur général, détaille ses ambitions.

 

 

L’année 2017 s’est terminée en fanfare pour Verlingue avec une croissance à deux chiffres. Comment l’expliquer ?
Nous avons fait des choix stratégiques déterminants et beaucoup investi. Dans le digital, tout d’abord, où nous avons engagé notre révolution numérique dès 2005 en lançant des plateformes Web en automobile et en protection sociale complémentaire. Nous avons alors révolutionné notre modèle de service et démontré notre capacité à gérer de la complexité en apportant de la simplicité à nos clients, ce qui nous a permis de gagner la confiance de grandes entreprises. Ce mouvement ne s’est jamais arrêté depuis. Nous avons, en parallèle, renforcé nos expertises et recruté de nombreux talents (ndlr : 100 collaborateurs sur un effectif de 900 l’an dernier), dans les métiers du conseil comme de la gestion.

Enfin, nous nous sommes implantés à l’international. Après l’Angleterre il y a 10 ans, nous sommes allés chercher de nouveaux relais de croissance en Suisse avec Advantis à Zurich et S&P à Lucerne.

L’idée a toujours consisté à ne pas réduire la voilure quand les vents étaient contraires. Nous sommes en ligne avec les objectifs de notre plan stratégique #2018 et nous avons gagné la confiance de 200 nouveaux clients l’an dernier, pour l’essentiel des ETI et des grandes entreprises françaises. La croissance 2017 est solide car la progression de 12 % de notre chiffre d’affaires, avec 147 M€ de revenus, repose sur 5 % de croissance organique. Nous avons déjà fait mieux, mais ce résultat nous convient par les temps qui courent !

 

 

Vous avez négocié 1,7 Md€ de primes en 2017. Estimez-vous que la compétition a atteint son paroxysme ?
Nous sommes dans un secteur ultraconcurrentiel avec une forte émulation qui nous a plutôt bien réussi jusqu’alors. Nous savons où nous créons de la valeur pour nos clients et nous ne nous dispersons pas. Nous diversifions et élargissons aussi notre portefeuille de clients. En France, 50 % de nos revenus sont ainsi générés par des grandes entreprises, 45 % par des ETI et 5 % par les PME.

 

 

Arrivez-vous à reproduire votre modèle de conseil et de gestion poussé auprès de la clientèle des PME qui a une autre façon d’acheter de l’assurance et de gérer ses risques ?
Il y a 3 ans, le marché des PME s’est retrouvé bouleversé par l’ANI et la mise en place du contrat responsable. Nous nous sommes posés la question d’en sortir. Nous avons finalement décidé d’investir ce segment où nous estimons pouvoir apporter beaucoup de valeur en gestion des risques et en protection sociale. À condition, effectivement, de nous réinventer car nous nous heurtons à un problème de modèle économique, d’où la création de Verlingue Solutions Entreprises avec une équipe, des ressources et des solutions dédiées à ce segment.

 

 

La régionalisation qui est un des axes clés de votre plan stratégique 2016-2018 est-elle liée à cette ambition ?
Pas vraiment, car cette régionalisation remonte à plus de 20 ans. Nous nous sommes développés avec le rachat de courtiers régionaux bien implantés à Lille, Mulhouse, Paris ou Lyon. Et nous avons aussi créé des bureaux à Rennes, Dijon, Aix-en-Provence, Bordeaux, Annecy… Nous avons aujourd’hui 14 implantations avec des équipes capables d’élaborer des solutions au plus près de nos clients partout en France. Nous réalisons un tiers de notre chiffre d’affaires dans les spécialités et près de deux tiers en régions à parts égales entre les ETI et les grandes entreprises auprès desquelles nous nous développons régulièrement depuis plus de 10 ans.

 

 

Le marché jusqu’ici très surcapacitaire semble se contracter légèrement sur certaines lignes comme le dommage. Vous confirmez ?
C’est un bruit de fond que nous avons beaucoup entendu aux 26e Rencontres du risk management en février dernier. Honnêtement, nous trouvons les déclarations sur un « retournement de marché » un peu exagérées, les capacités restent fortes et nos clients peuvent continuer à s’assurer dans de très bonnes conditions.

 

 

Poursuivez-vous votre transformation digitale ?
C’est vital. Nous continuons d’investir fortement dans l’innovation technologique pour accroître notre agilité numérique et renforcer notre différenciation par les servi­ces, qui est une de nos marques de fabrique. Nous faisons face à d’importants défis de transformation de nos métiers. Prenez l’assurance emprunteur qui représente près de 10 % de notre chiffre d’affaires en France. De nouveaux acteurs sont aujourd’hui prêts à « ubériser » ce marché.

 

 

Pensez-vous que la décision du Conseil constitutionnel va vraiment bousculer les choses ?
Oui. La faiblesse des taux immobiliers rend le montant de l’assurance tellement visible que le client négocie. Des insurtechs sont en train de bousculer ce marché en proposant un nouveau modèle de services. Nous avons capté ce mouvement de fond, nous nous sommes appuyés sur notre expertise dans la digitalisation des parcours client et avons pivoté en 12 mois sur le métier de l’emprunteur pour créer Assur@ccess, une plateforme Web qui disrupte le parcours client. Nous mettons notre solution à disposition des grands réseaux bancaires comme de leurs « assaillants ».

 

Dans cette même logique disruptive, nous avons lancé Immo@ccess pour les professionnels de l’immobilier. Nos projets sont multiples. Nous avons lancé le plan Be digital qui prévoit la refonte de nos systèmes d’information et nous sommes en train de repenser complètement notre plateforme clients Easy@ccess. Aujourd’hui, c’est toute l’entreprise qui doit devenir une digital factory et c’est un sacré challenge.

 

 

Quelles sont vos ambitions internationales ?
Nous avons décidé de passer la vitesse supérieure. Nous réalisons déjà 20 % de nos revenus à l’international, avec l’ambition que 50 % de notre chiffre d’affaires y soit réalisé dans un avenir proche. L’arrivée de Frédéric Grand illustre la nouvelle étape que nous nous apprêtons à franchir. Frédéric avait la responsabilité du courtage sur le segment MiCorp du groupe Allianz, il va maintenant s’atteler à l’européanisation de Verlingue.

 

Après la Grande-Bretagne et plus récemment la Suisse, nous visons l’acquisition de courtiers qui ont notre ADN et qui sont parmi les leaders en gestion des risques et en protection sociale des entreprises sur leur marché. Nous ciblons des pays à forte maturité où notre modèle en matière de conseil et de gestion nous permet de nous différencier de la concurrence. Cette nouvelle dimension internationale profite déjà à tous nos clients.

 

 

À l’heure où les courtiers se spécialisent, entendez-vous rester généraliste ?
70 % de notre business est généraliste et 30 % réalisés dans des spécialités telles que les institutions financières, les professionnels de l’immobilier, les établissements de santé et les sciences de la vie. Ces entreprises présentent des risques très spécifiques auxquels seuls des spécialistes savent répondre. Nous croyons beaucoup à la spécialisation car les clients nous attendent sur la compréhension aiguë de leurs enjeux, et pas seulement sur notre capacité à négocier de bonnes conditions d’assurances. C’est un sacré défi pour les généralistes d’ailleurs, et nous allons devoir le relever.

 

 

Impossible ne pas finir par un mot sur Solvabilité 2, DDA ou RGPD…
La réglementation prend une place de plus en plus importante. En Grande-Bretagne, les règles de compliance mises en place ont détruit beaucoup de valeur chez les courtiers sans en créer forcément pour les clients. Je ne dirais pas cela de Solvabilité 2, qui a professionnalisé la gestion. Le vrai sujet pour nous, c’est le RGPD car il touche l’ensemble de nos clients. Nous sommes en action pour conseiller et aider les entreprises à trouver les meilleures solutions en matière de cyber.

 

L’asymétrie entre les conséquences potentielles du risque et son appréhension par tous les acteurs concernés est abyssale. Le cyber est un immense défi pour notre industrie et nous sommes très connectés au Ciab (Council of insurance agents and brokers, équivalent de la CSCA) qui nous permet de comprendre ce qui se dessine sur le marché nord-américain, très en pointe sur ces sujets.

 

Eloïse Le Goff et Olivier Baccuzat  –  L’Argus de l’Assurance

 

Verlingue lance son projet stratégique #2018

Verlingue lance son projet stratégique #2018 avec l’ambition de croître dans un environnement difficile en misant sur le renforcement de ses expertises dans le conseil et les services en gestion des risques et en protection sociale des entreprises.

 

Verlingue poursuit son développement. Jacques Verlingue (Président) et Eric Maumy (Directeur Général) ont présenté à leurs collaborateurs les enjeux de l’entreprise dans le cadre d’un nouveau projet ambitieux #2018.

 

2011 – 2015 : une nouvelle étape de croissance et de transformation de l’entreprise

Verlingue termine l’année 2015 avec un chiffre d’affaires en croissance de 6% et, malgré un contexte économique fortement dégradé et un environnement réglementaire difficile, atteint les objectifs de son projet stratégique avec une croissance de 80% en cinq ans et des équipes renforcées de 200 nouveaux collaborateurs spécialistes des risques d’entreprises et de la protection sociale. En parallèle, l’entreprise a poursuivi sa transformation digitale et son expansion géographique dans les régions, le courtier quimpérois étant implanté dans 16 métropoles. L’évènement majeur pour Verlingue est le rachat en 2014 de la société De Clarens, leader français de l’assurance des professionnels de l’immobilier, qui est la plus importante opération de croissance externe du secteur du courtage en assurances dans les 5 dernières années.

 

#2018 : courtier leader en régions et dans ses spécialités et expansion européenne

 

Le projet #2018 s’appuie sur :

 

. Son ancrage national en régions : « Nous réalisons 2/3 de notre chiffre d’affaires en régions à parts égales entre les ETI et les Grandes Entreprises auprès de qui nous nous développons régulièrement depuis plus de 10 ans. Notre ambition est de devenir le premier courtier de risques d’entreprises en région d’ici 2018 » déclare Eric Maumy.

 

. Son expertise sectorielle dans l’immobilier, les institutions financières, les établisements de santé et les sciences de la vie : « Ces quatres secteurs représentent aujourd’hui 1/3 de nos revenus et nous y avons considérablement renforcé nos expertises, ce qui nous permet de servir toujours mieux nos clients, qu’il s’agisse d’administrateurs de biens, de banques ou d’établissements de santé, ces entreprises ayant des risques très spécifiques auxquels seuls des spécialistes savent répondre ».

 

. La satisfaction client : l’entreprise souhaite renforcer la différenciation par les services qui est sa marque de fabrique et qui lui a permis d’atteindre un taux de rétention sur portefeuille de 97%. Verlingue a engagé sa révolution numérique en 2006 et va accélérer la transformation de ses métiers, le groupe projetant des investissements majeurs dans ce domaine d’ici 2018.

 

. L’élargissement de ses territoires de croissance : – Spécialiste des ETI et des Grandes Entreprises, Verlingue annonce son intention d’accélérer sur de nouveaux segments et d’accompagner les PME dans leur politique de gestion des risques et de protection sociale. – L’entreprise précise par ailleurs ses ambitions de croissance en Europe : en Grande-Bretagne tout d’abord où elle est présente depuis 2006 et en fort développement, comme dans plusieurs pays européens où elle ambitionne de mener des opérations de croissance externe ciblées. Verlingue renforce d’ailleurs son équipe de direction avec le recrutement d’un Directeur des Filiales Étrangères.

 

. Le développement et l’épanouissement de ses talents : selon Eric Maumy, « Talents first a toujours été notre devise et va le rester car notre industrie est rentrée dans la guerre des talents. Recruter les meilleurs, leur donner les moyens de s’épanouir dans l’entreprise et de prendre les courants ascendants est un enjeu majeur pour satisfaire nos clients, porter nos projets de transformation et plus largement nos ambitions. Même si Verlingue est une entreprise très attractive, nous devons nous réinventer pour enchanter nos collaborateurs et à travers eux nos clients. C’est un enjeu majeur dans une entreprise où « Do business, respect people, have fun » est un motto de grande actualité pour des salariés en quête de sens ».