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31/05/2018

Réduire l’absentéisme en entreprise

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) a récemment publié les données relatives à l’évolution du montant global des indemnités journalières versées. Pour le seul mois de janvier 2018, on constate une augmentation de 8 % par rapport à janvier 2017 et de + 5,2 % sur les douze derniers mois. Au total les arrêts maladies ont coûté l’année passée, plus de 10,3 milliards d’euros au régime général de l’assurance maladie.

 

L’augmentation des coûts en matière de Prévoyance provient pour 2/3 d’un plus grand nombre de jours d’arrêt de travail et pour 1/3 d’indemnités plus élevées. L’outil de la CNAM semble toutefois inadapté, faute d’intégrer dans son analyse des indicateurs d’actualité tels que les motifs des arrêts, l’évolution de la politique de contrôle ou l’impact des réformes des retraites.

 

En 2016, le taux d’absentéisme national s’établissait à 4,59 %, soit en moyenne 16,8 jours d’absence, avec des variations selon les secteurs d’activité :
> Service : 5,48 % (soit 20 jours)
> Santé : 5,04 % (soit 18,4 jours)
> Commerce : 4,30 % (soit 15,7 jours)
> Industrie BTP : 3,43 % (soit 12,5 jours)

 

Une grande variété de facteurs explique l’évolution des indemnités journalières comme les conditions de travail, le vieillissement de la population, le contexte épidémiologique, la politique de contrôle des assurés ou la générosité du système d’indemnisation. Enfin, en période de baisse du taux de chômage, l’évolution de la population en emploi (âge, formation…) peut s’avérer être un élément déterminant.

 

 

Diagnostiquer les causes et ajuster les couvertures

 

Dans le respect des dispositions conventionnelles de branche, les dispositifs de prévoyance collectifs constituent un pilier majeur de la protection sociale et permettent de garantir aux salariés une sécurité de revenus.

 

Parce que les arrêts de travail impactent directement l’organisation de l’activité au sein de l’entreprise et sa performance économique, l’employeur a intérêt à ajuster ses couvertures et les adapter à sa culture d’entreprise, à son organisation industrielle (dispositifs par catégorie de personnel ou commun à l’ensemble des salariés…).

 

En outre, depuis la fin des clauses de désignation et la décision du Conseil Constitutionnel du 13 juin 2013, il peut librement choisir son assureur en intégrant un impératif de pilotage afin de prévenir et maîtriser ses risques autant que les budgets alloués.

 

L’analyse détaillée des comptes techniques (ou de résultat) des contrats de Prévoyance permet de comprendre la mécanique d’absentéisme en oeuvre au sein de l’entreprise, de ses différents établissements, voire de ses équipes, d’en diagnostiquer les causes, avant de proposer des mesures de correction ou d’accompagnement de retour à l’emploi, afin de sécuriser les régimes en place.

 

Il est également possible de comparer les taux d’absentéisme par rapport à la moyenne nationale, mais également par rapport au secteur d’activité ou encore à la zone géographique, via notamment des benchmarks sectoriels.

 

 

Différentes voies pour lutter contre l’absentéisme

 

Face au défi de l’absentéisme et son coût tant économique que social, seule l’articulation de différentes solutions est efficiente.

 

La sensibilisation du corps médical
Avant d’envisager des mesures coercitives luttant contre les arrêts de travail non justifiés, la CNAM a lancé en 2015 un plan de sensibilisation auprès des médecins en leur rappelant les durées moyennes des arrêts de travail pour différentes pathologies.

 

Des leviers au coeur de l’entreprise

L’amélioration de la qualité de vie au travail : en axant sa réflexion sur les innovations RH, la prévention, la sécurité et la santé au travail.

 

Le suivi médicalisé des arrêts de travail : en mettant en place un contrôle des arrêts de travail. Une garantie pour l’employeur qui peut être un élément alternatif ou complémentaire pour une meilleure maîtrise du risque d’absentéisme et des coûts qui y sont liés.

 

L’accompagnement au retour à l’emploi : en facilitant la reprise d’activité du salarié. L’éloignement de l’entreprise peut rendre délicate la reprise d’activité. Il est intéressant de proposer des services pour accompagner le retour à l’emploi des salariés en arrêt longue maladie.

Verlingue développe par ailleurs une offre de services sur l’absentéisme, notamment à partir des données de la DSN.