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09/04/2019

La sélection de l’Opinion – Absentéisme

Retrouvez Verlingue dans le dossier de l’Opinion du 9 avril 2019 dédié à l’absentéisme.

 

Le diagnostic, première étape dans la lutte contre l’absentéisme

Savoir pour agir. Voilà le mantra que toutes les directions des ressources humaines (DRH) doivent adopter pour lutter contre l’absentéisme au travail. Car n’importe quel général d’armée le dira : il faut bien connaître ses ennemis pour pouvoir les combattre. « En premier lieu, il faut réaliser un audit. Déterminer les causes de l’absentéisme et ce que cela coûte à l’entreprise », annonce tout de go Pascale Breton, directrice du pôle conseil de Prévia, un cabinet de santé et de bien-être au travail (…).

 

Une large palette de solutions pour prévenir plutôt que guérir

L’époque où les entreprises se contentaient d’afficher des posters louant les mérites de l’arrêt de la cigarette ou de l’importance de consommer au moins cinq fruits et légumes par jour est révolue. Pour inciter leurs salariés à prendre soin d’eux et, par ricochet, à ne pas tomber malades, la plupart ont compris qu’il fallait aller plus loin (…).

 

« Sans plan d’action, le coût de l’absentéisme va s’aggraver »

Eric Maumy est le directeur général du courtier Verlingue.
Comment sont couverts les salariés pour les arrêts de travail ?
« Les dispositifs varient fortement en fonction des conventions collectives, de l’ancienneté et des dispositifs d’assurance complémentaires mis en place par les entreprises. L’empilement de trois étages d’indemnisation (Sécurité sociale, employeur, contrat de prévoyance) génère une complexité et une faible lisibilité pour le salarié. Sur notre portefeuille, le risque incapacité/ invalidité est très largement couvert, ce que nous préconisons auprès des entreprises, qui ont un besoin d’accompagnement sur ces sujets » (…).

 

Contrôles médicaux : un outil efficace qu’il faut encore améliorer

Les visites de contrôle de la « Sécu »ne sont pas une légende. « Toutefois elles ne sont pas systématiques et sur les 7 millions d’arrêts de travail par an, soit 234 millions de journées indemnisées, moins d’un quart font l’objet d’un contrôle de la part de la Sécurité sociale », rappelle Jean-Marc Esvant, directeur de la protection sociale chez Verlingue. Les visites se font au domicile du salarié arrêté. Concrètement, le contrôleur assermenté par l’Assurance-maladie vérifie que la personne est bien présente chez elle et que l’arrêt de travail est toujours médicalement justifié au jour du contrôle (…).

 

« Le taux d’absentéisme entre dans nos critères de versement de l’intéressement »

Cédric Blache est directeur des ressources humaines de Toyota Material Handling France.
Pourquoi votre entreprise se préoccupe t- elle de l’absentéisme au travail ?
« Historiquement, nous avions un taux d’absentéisme bas, de l’ordre de 2,5 %. En comparaison, celui de notre secteur d’activité, à savoir les chariots élévateurs et les équipements de manutention, se situe à un peu moins de 4 %. En 2017, notre taux est passé à 3,17 %,puis à 3,9 % en 2018. Notre premier capital, ce sont nos collaborateurs. Nous ne pouvions pas nous permettre de laisser cette situation s’aggraver » (…).